[le Matin] La dette extérieure publique marocaine progresse. Elle a atteint l'année dernière 173,44 milliards de DH (MMDH), contre 152,26 MMDH à fin 2009. Ce qui représente 20,7% du PIB, contre 22,3% une année plus tôt.
Ces statistiques relèvent également que la part de cette dette destinée au Trésor progresse par rapport à la dette garantie, avec 53,2% pour la première et 46,8% pour la deuxième. On note aussi que la plus grosse part (45,7%) de cette dette garantie est allouée aux établissements publics, contre seulement 0,8% pour le secteur bancaire et 0,3% pour les collectivités locales.
Par devise, l'Euro s'accapare 70,8% de cette dette, contre seulement 8,9% qui est libellée en dollar et 7,1% en yen.
Par taux d'intérêt, cet encours est à 78,4% à taux fixe, 20,7% à taux flottant et 0,9% semi-fixe. Le total service de la dette en 2010 est ainsi de 15,36 milliards de DH, dont 10,54 MMDH en charges en principal et 4,82 MMDH en charges en intérêts. Il est à noter que la charge des intérêts de la dette globale est estimée à 19 milliards de DH pour cette année dans le cadre de la loi de Finances, en hausse de 6,9% par rapport à 2010 atteignant 2,3% du PIB. La hausse de cette charge est le résultat conjugué de la hausse de la charge des intérêts de la dette intérieure de 1,3% et des intérêts de la dette extérieure de 42,8%. Par ailleurs, les projections du ministère des Finances font ressortir que le total service de la dette extérieure évoluera en dents de scie, dans les quelques années à venir.
En fait, il s'élèvera à 17,46 MMDH en 2011, à 18,17 MMDH en 2012 pour ensuite s'inscrire dans une tendance baissière entre 2013 et 2016, devant passer de 17,34 MMDH à 14,82 MMDH, avant de remonter à 19,66 MMDH en 2017. S'agissant de la seule dette extérieure du Trésor, les statistiques de la Direction du trésor et des finances extérieures montrent qu'elle représente 11,8%, s'élevant à 92,32 MMDH à fin décembre 2010. Elle est fournie à 49,6% par les institutions internationales, suivies des créanciers bilatéraux (35,4%) et le marché financier international (15%).
En outre, le ministère des Finances estime que le recours au marché international de capitaux peut être bénéfique compte tenu du niveau d'endettement actuel du Maroc et ce à un double titre. Premièrement, explique-t-on dans le cadre de la Loi de finances 2011, ce recours permet de sanctionner positivement l'effort de réformes soutenu depuis plus d'une décennie par notre pays, tout en renforçant la confiance de la communauté internationale.
Deuxièmement, ajoute-t-on, il ouvre la possibilité de bénéficier de la contribution de l'épargne internationale au financement de l'ambition du Maroc de « relever le seuil des grands projets de développement structurants qui lui permettront de jouer un rôle d'avant-garde dans la région».
Par devise, l'Euro s'accapare 70,8% de cette dette, contre seulement 8,9% qui est libellée en dollar et 7,1% en yen.
Par taux d'intérêt, cet encours est à 78,4% à taux fixe, 20,7% à taux flottant et 0,9% semi-fixe. Le total service de la dette en 2010 est ainsi de 15,36 milliards de DH, dont 10,54 MMDH en charges en principal et 4,82 MMDH en charges en intérêts. Il est à noter que la charge des intérêts de la dette globale est estimée à 19 milliards de DH pour cette année dans le cadre de la loi de Finances, en hausse de 6,9% par rapport à 2010 atteignant 2,3% du PIB. La hausse de cette charge est le résultat conjugué de la hausse de la charge des intérêts de la dette intérieure de 1,3% et des intérêts de la dette extérieure de 42,8%. Par ailleurs, les projections du ministère des Finances font ressortir que le total service de la dette extérieure évoluera en dents de scie, dans les quelques années à venir.
En fait, il s'élèvera à 17,46 MMDH en 2011, à 18,17 MMDH en 2012 pour ensuite s'inscrire dans une tendance baissière entre 2013 et 2016, devant passer de 17,34 MMDH à 14,82 MMDH, avant de remonter à 19,66 MMDH en 2017. S'agissant de la seule dette extérieure du Trésor, les statistiques de la Direction du trésor et des finances extérieures montrent qu'elle représente 11,8%, s'élevant à 92,32 MMDH à fin décembre 2010. Elle est fournie à 49,6% par les institutions internationales, suivies des créanciers bilatéraux (35,4%) et le marché financier international (15%).
En outre, le ministère des Finances estime que le recours au marché international de capitaux peut être bénéfique compte tenu du niveau d'endettement actuel du Maroc et ce à un double titre. Premièrement, explique-t-on dans le cadre de la Loi de finances 2011, ce recours permet de sanctionner positivement l'effort de réformes soutenu depuis plus d'une décennie par notre pays, tout en renforçant la confiance de la communauté internationale.
Deuxièmement, ajoute-t-on, il ouvre la possibilité de bénéficier de la contribution de l'épargne internationale au financement de l'ambition du Maroc de « relever le seuil des grands projets de développement structurants qui lui permettront de jouer un rôle d'avant-garde dans la région».
Bonne notation pour le Maroc
L'agence internationale de notation Standard and Poor's a annoncé récemment que son évaluation de la solvabilité du Maroc (BBB-/Stable/A-3) restera inchangée suite à l'annonce des réformes le 9 mars. Elle rappelle que le classement du Maroc est basé sur son évaluation de l'engagement du pays à maintenir la stabilité macro-économique à long terme, sa forte position à l'international et à poursuivre sa gestion fiscale efficiente. Il est à rappeler aussi que l'agence internationale de notation «Fitch Ratings» a confirmé, il y a quelques semaines, la note souveraine du Maroc, avec une perspective «stable», affirmant que le Royaume continue de bénéficier de fondamentaux «solides» en comparaison avec les autres pays de la région.| Repères | ||
| Dette intérieure | ||
| A fin juin 2010, l'encours de la dette intérieure a atteint 285,1 MMDH, enregistrant une hausse de 18,7 MMDH par rapport à décembre 2009. | ||
| Le financement du Trésor au cours de ce premier semestre de l'année 2010 a été caractérisé notamment par une augmentation des souscriptions de près de 21,1 MMDH pour passer à 57,7 MMDH à fin juin 2010 contre 36,6 MMDH à fin juin 2009 en raison de l'augmentation des besoins du Trésor. | ||
| De même, on note un retour du Trésor sur les maturités longues après une absence de 3 ans grâce à l'introduction du nouvel indice des crédits à taux variable au lieu des valeurs du Trésor ; et une hausse des taux sur toutes les maturités | ||
SOURCE : Le Matin
URL : http://www.lematin.ma
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